Cette
église date de la fin du XIIIème siècle. Le patronage
appartenait à l'Abbaye du Moutier d'Ahun.
St Martial, premier évêque de Limoges avait été envoyé de Rome pour évangéliser le Limousin par St Pierre, au premier siècle ou bien à la fin du 3ème.
Après avoir opéré des miracles à Toulx Sainte Croix, il en opéra à Ahun, où il brisa notamment les statues des idoles.
A l'intérieur de l'église, on remarque le devant de l'autel en cuir
travaillé, datant du XVIIème siècle. Un retable en bois, construction
verticale disposée derrière l'autel, date de 1710 ou 1711.
L'église de Saint-Martial a particulièrement souffert à la révolution, comme en témoigne le vicaire ( d'après le document mis à disposition dans l'église): "les brigands pillèrent Calice, Soleil, linge, déchirèrent les livres, brulèrent l'encen, emportèrent la cloche, brisèrent tout notre autel. Par bonheur nous avions caché l'image de Saint-Martial , de Saint-Jean et de la Sainte Vierge et notre bannière."
Au 19ème siècle, l'église a subi de gros dommages. En 1813, la
sacristie a été détruite , par un coup d'orage, mais elle a été
reconstruite. En 1843, le pignon soutenant le clocher s'est effondré,
la cloche est tombée et s'est fendue. L'église est restée en
ruines pendant 3 ans.
A côté de l'église se
tient l'ancien Presbytère. Il a fallu 2 ans pour le
construire de 1711 à 1713, à la demande du curé d'Arfeuille.
Actuellement propriété privée, il afait l'objet d'une remarquable restauration.
Devant l'église, un magnifique tilleul planté en 1707, déploie son ombrage entre presbytère et clocher.

J'emprunte régulièrement la route depuis Lavaveix-les-Mines vers St Martial-le-Mont. Pourtant, chaque fois la même émotion m'étreint lorsque sa silhouette se découpe sur les hauteurs du "Mont" depuis les bords de la Creuse.

Les vaches paissent à ses pieds, renforçant une
impression
de tranquille quiètude, bucolique . D'autant que
les près
bordent la rivière Creuse sur les rives de laquelle de
nombreux
pêcheurs ( de poissons....) taquinnent la truite ou le gardon.

Bien plantée sur sa butte, elle domine la campagne, protégée des caprices de la rivière.
De quelque direction que l'on vienne, où que l'on aille, inévitable, elle surgit là, dans votre champ de vision et vous assaille, par la beauté de son profil.
Quelle que soit la saison, vous la trouvez sous son meilleur jour.
