Depuis
Montgermain, vous descendez par les sagnes,« sanha » en patois ,
signifiant terres humides, marais.
Autrefois nous y avions une cressonnière engloutie maintenant sous
l’étang. Cette longue descente est dénommée « la vergne » découlant du
gaulois aulne. C’est un arbre qui pousse uniquement dans les
endroits humides. Pour les Gaulois, l’aulne symbolisait l’eau
et le feu et faisait partie des sept arbres du bosquet sacré des
druides.

A droite après le virage, vous plongez dans les
bois,vers les Fayes :nomdérivé de fagus , hêtre. Localement
le hêtre est souvent dénommé Fayard. Vous êtes au cœur d’une
cathédrale de verdure, résonante des chants
d’oiseauxet des bruissements
d’insectes.

L’impresson d’être un intrus peut vous étreindre. C’est un sentiment fugitif, qui laisser la place à un bien-être , à une plénitude d’où vous vous arracherez à regret, à l’orée du bois.


Chemins entre
Montgermain et Magot
Sur la pointe des pieds, vous abordez l’univers de nos petits murs,devenus moussus, qui autrefois bordaient des prés. Les paysansdéfrichaient leurslopins de terrains, en extrayaientles pierres qu’ilsdéposaient en bordure de champs.Ces petits murs typiques, sont la peine et la sueur de génération de paysans laborieux. En arrachant leur pain à la terre, ils nous léguaient un patrimoine qui va bien au delà d’un paysage…. Mais , nous arrivons à Masgotoù la pierre labeur, esttransfigurée…
et ... arrivée à Magot...